Comme vous le savez (sauf les nouveaux, coucou les nouveaux !) (non mais je dis toujours "coucou les nouveaux", mais y a-t-il tant de nouveaux que ça ? Allez, les nouveaux, levez la main, que je vous compte !), pour que je puisse vraiment me considérer comme une adulte, il manque quelque chose dans ma vie. Non, ce n'est ni une maison, ni un chien (quoique). C'est un CDI. Bon, allez, va pour un CDD renouvelable. Mais même pas.

Ce n'est pas faute d'avoir eu des propositions (de CDD renouvelable, pas de CDI, faut pas non plus déconner). Mais la première fois, je débutais le premier trimestre de grossesse, terrassée par les nausées et les angoisses. Et la deuxième fois, je débutais le deuxième trimestre, à peine remise de mes émotions. Et la troisième fois, j'étais encore en congé maternité. Je n'ai été enceinte qu'une fois, pourtant, mais toutes les vraies opportunités professionnelles, je les ai eues durant cette période. Je ne me suis donc pas fourvoyée en suivant les études que j'ai suivies (enfin, on dit surtout merci les stages, parce que mes diplômes en eux-mêmes ne valent pas grand chose), j'ai juste loupé le coche.

Et vous savez quoi ? Ca ne me manque pas.

Quand je regarde la vie de mes amis, pourtant, je sens le décalage.

D'un point de vue familial, je suis beaucoup plus avancée que la plupart qui, en dépit de mon harcèlement constant, ne semblent pas prêts à passer le cap mariage/bébé (alors que moi, je ne rêve que de ça : organiser un EVJF, profiter d'un buffet de mariage sans être interrompue par des félicitations et tenir dans mes bras un nouveau-né qui n'est pas le mien) (quant à tenir dans mes bras un nouveau-né qui est le mien, nous en reparlerons dans un prochain article).

D'un point de vue professionnel, je suis bonne dernière du lot.

J'ai retrouvé hier dans mes brouillons un mail jamais envoyé à une de mes amies (et pour cause, j'accouchais quelques jours plus tard). Visiblement, à l'époque, elle avait un peu le blues car elle avait l'impression d'avoir manqué d'audace dans son choix de carrière. Pour la consoler, je faisais le parallèle avec ma propre situation : "De nous toutes, tu es celle qui a le mieux réussi, et je suis celle qui a le mieux raté" (alors que bon, au collège, elle était première de la classe et moi troisième, c'est pas comme si, à la base, il y avait eu un écart de fou entre nous). Mais, histoire que ce ne soit pas la déprime totale, je disais aussi dans ce mail que j'étais heureuse de ma vie.

Et c'est le cas. Si je réfléchis à ce sésame non encore obtenu, le CDI, je dois bien avouer que j'ai peur.

Certains disent ne pas vouloir s'engager en devenant époux ou parent. Ok, on parle d'un engagement à vie, mais d'un engagement à vie pour le fun. Et par là, je ne veux pas dire que c'est du chiqué, mais bien qu'avoir un mari et un enfant, c'est un plaisir. Heureusement, hein, sinon personne ne se lancerait là-dedans ! Bien sûr qu'il y a des fois où le mari nous donne envie de retourner chez notre mère et où l'enfant fait naître le désir furieux de fuir en Alaska pour échapper à ses hurlements. Malgré tout, quand ces personnes (la grande et la petite) entrent dans notre vie, il devient douloureux d'imaginer ce qu'elle deviendrait sans eux.

pecheA l'inverse, qui ne voudrait pas gagner au loto pour se payer le luxe de ne plus travailler ? Ou de travailler, mais sans contrainte : sans patron, sans deadline, sans obligation de rendement, sans horaires imposés ? Sans le stress, en fait, qui fait partie intégrante du monde du travail tel que nous l'envisageons. Pour moi, m'engager à vie dans un travail que je n'aurai peut-être pas vraiment choisi est une procédure bien plus angoissante que me marier ou faire un enfant.

Le jour où on me propose un CDI, je ne suis pas folle, évidemment que je saute dessus. Pour accéder à la stabilité financière et pour mettre en sécurité ma famille. Mais en attendant, ça ne me dérange pas de papillonner d'un emploi à un autre, et je suis rarement triste quand un de mes contrats se termine, je suis même plutôt euphorique ("Je suis en vacaaances, je suis en vacaaances, je suis, je suis, je suis en vacances !").

Je sais bien que si cela est possible, c'est parce que mon mari a lui un CDI en 35h et assure lui la sécurité de notre famille. Mais son cas n'est pas pour me rassurer, puisque c'est l'exemple parfait de quelqu'un coincé dans un métier qui ne lui plaît pas.

Peut-être que moi non plus, en fait, je n'ai pas trouvé "the one". Peut-être que quand je quitterai mon job en septembre, je pleurerai à chaudes larmes parce que ça, oui, ce sera sans doute quelque chose qui m'aura passionnée.

Ah tiens, en parlant de job, je vous avais dit que vous révélerais le mien quand j'y serais. Eh bien je suis...

... animatrice périscolaire !

Vous ne vous attendiez pas à ça, hein ? Moi non plus. On m'a appelée jeudi pour un remplacement de quatre jours, et j'ai commencé vendredi. Je cite le responsable jeunesse de la communauté de communes, s'adressant à la secrétaire : "Eh ma biche, tu m'imprimes un contrat pour demain ? Ouais, je m'y prends encore très en avance, t'as vu..." Ça va donc me faire quelques sous en plus.

En plus de quoi ? En plus de mon job de webmaster éditoriale, pardi ! A partir d'aujourd'hui, je m'occupe de réceptionner, corriger, mettre en forme et mettre en ligne les témoignages des sites Dans ma tribu et Sous notre toit ! Et parallèlement, j'animerai les réseaux sociaux desdits sites.

Vous pouvez donc, dès à présent, chers amis :

Sur DMT, tous les sujets touchant à la famille peuvent être abordés, du désir d'enfant jusqu'à l'entrée à la fac du petit dernier (voire plus loin : les mamies et papys sont aussi bienvenus !), en passant par des conseils de lecture ou des idées d'activités.

Sur SNT, tous les sujets de la vie (avec un grand V... ou pas) peuvent être abordés, de la phobie sociale aux cycles menstruels, en passant par des recettes de cuisine, des astuces beauté ou des idées déco.

En espérant vous avoir donné envie de me contacter aussi par ce biais, je vous souhaite à tous une bonne semaine laborieuse (ou pas) !

(ah et puis, hasard du calendrier, aujourd'hui l'article sur DMT... ben c'est le mien !)