Il y a cinq mois, nous nous sommes mis en quête d'une nounou pour notre fille, contraints et forcés par ma reprise du travail dans une librairie.

Et nous avons trouvé. Seul petit point noir : elle nous a prévenus d'emblée qu'elle avait cinq semaines de vacances en juillet et en août. Juillet, en mars, ça nous paraissait loin ! Nous avons signé avec elle.

Il y a deux mois et demi, s'est posée la question de la garder ou non, puisque j'embrayais sur un poste en télétravail. Avions-nous réellement besoin de dépenser 85€ par mois (frais d'entretien + partie non remboursée par la CAF) pour faire garder notre fille alors que j'étais à la maison ? La réponse que nous nous sommes faite, si vous suivez le blog, vous la connaissez : oui

Et jamais nous n'avons regretté. Ces quatre heures et demi de nounou, quatre jours par semaine, ce n'était pas un luxe. Un petit confort, tout au plus ! Ça m'a permis de travailler très efficacement pendant plusieurs heures, de faire des pauses de bébé salutaires et de profiter du CALME dans ma maison. 

Alors imaginez la peur, que dis-je, la panique qui m'a prise quand le mois de juillet maudit (qu'on pensait ne jamais voir arriver) est arrivé. J'allais me retrouver seule avec mon travail et mon bébé, pendant neuf heures par jour, cinq jours sur sept.

Notre nounou est partie. Et notre marathon a commencé. Cinq semaines sans arrêter, du matin au soir.

dodo-coussin

Lever bébé, travailler, nourrir bébé, travailler, coucher bébé, travailler...

Travailler avec bébé qui râle, qui pleure, qui tire le tee-shirt.

Se réjouir de travailler quand les dessins animés du matin de Papa-chat sont à fond dans le salon ou que le panier de pique-nique chantant (oui ça existe) braille à quelques centimètres de nos oreilles ("C'est im-por-tant, de demander po-li-ment, par-ta-ger, entre amis c'est très char-mant."), car ça veut dire que bébé est occupé et ne va pas venir nous distraire pendant au moins une minute quinze.

Je mentirais si je disais que nous l'avons toujours bien vécu. Non, pas vraiment. Notre fatigue a redoublé. Notre stress aussi. Notre couple a traversé une crise. Plutôt grosse.

Mais contre toute attente, nous avons survécu !

J'ai toujours réussi à faire mes heures, et en règle générale, tout ce que j'avais à faire pour mon travail. Je ne crois pas que la qualité de mes corrections ou mon relationnel avec les lecteurs en aient tellement souffert. Je n'ai pas eu de plainte, en tout cas !

J'ai serré les dents, les fesses, et tout ce que je pouvais serrer. Papa-chat m'a bien aidée, en gérant Choupie quand il était là. Pas toujours suffisamment à mon goût, mais j'ai conscience qu'il ne pouvait pas être partout.

Pour notre couple... c'est sans doute trop tôt pour crier victoire. Mais on a réussi à mettre à plat un certain nombre de soucis, d'un côté et de l'autre, et on a pu se mettre d'accord sur les améliorations à apporter. Je crois que ni l'un ni l'autre n'avons vraiment envie que ça se termine maintenant, comme ça. On l'aime bien, au fond, notre petite vie. On s'aime bien, au fond.

Lundi, notre nounou sera de retour. On lui amènera Choupie et son chèque du mois d'août (très très en retard), et on espérera qu'elle voudra encore de nous.

Parce que même si on peut faire sans et qu'on l'a fait, 85€ mensuels, ce n'est pas cher payé pour quelques heures de silence par jour. Et la paix dans notre foyer, elle, elle n'a pas de prix !

J'aime notre fille, je l'ai désirée très fort et j'ai toujours voulu m'en occuper le plus possible. Je ne regrette pas ce mois un peu particulier.

Il m'a permis de passer de longs moments seule avec elle quand Papa-chat était au travail. Des moments durs, mais aussi de bons moments, avec des rires et des chants des jeux ! Ce n'est pas toujours évident de trouver un moment pour ça dans l'enchaînement des tâches quotidiennes. J'ai aussi pu en profiter pour retrouver un peu confiance en ma capacité à assumer seule ma fille.

Mais ça va être la rentrée pour elle, pour nous, et je dois le dire : j'ai hâte. 

(Oui, cet article est un best of : si contrairement à moi, vous vous ennuyez, vous en avez pour deux heures à cliquer sur tous les liens !)