C'est bien évidemment de fêter leurs noces de cuir !

Eh oui, voilà deux ans depuis lundi que nous sommes mariés. Et nous fêterons nos sept ans de couple en octobre.

mariage

Je regrette un peu que les plus jolies photos de notre mariage soient en noir et blanc, mais comme j'avais une tête de zombie ce jour-là, les photos couleur réussies sont vraiment vraiment rares...
 (1 mois de grossesse, malade comme un chien, la fille) (oui oui, Choupie sévissait déjà !)

Ça n'a certes pas été facile. Je veux dire, ces deux dernières années, on s'est un peu pris en pleine face les pires obstacles qu'un couple peut rencontrer. Le mariage (si si, il me semble qu'il n'est pas rare que des couples ensemble depuis longtemps se séparent juste après leur mariage), le chômage, les difficultés financières, le bébé, et donc ces fameux sept ans qui sonneraient le glas de l'amour.

C'est peut-être un mythe, mais pour avoir pas mal de copines qui ont rencontré leur amoureux à peu près à la même époque que moi (ah la la, avoir 20 ans et être à nouveau la reine du monde) (dire que je suis bientôt trentenaire), je peux affirmer que cette crise des sept ans se rencontre plus d'une fois.

Mais bon, après tout ça, nous voilà.

L'année dernière, à cette date, nous fêtions le baptême de Choupie-chat. Oui oui, notre fille a été baptisée pile un an après notre mariage ! Cette année...

Cette année, ce n'était rien de plus qu'une journée ordinaire, car je travaillais, Papa-chat travaillait, et le soir, on avait Choupie avec nous, alors il n'y avait pas grand-chose qu'on pouvait faire !

J'ai même passé la soirée à manger notre glace d'anniversaire (oui, on a des plaisirs simples) en solitaire, car Papa-chat s'était endormi en berçant Choupie. Seule devant L'Amour est dans le pré, ironie. Bon, j'avais mes chats, avec moi, au moins.

C'est vrai qu'on avait une bouteille de Champomy dans le frigo. Mais, visiblement (c'est Papa-chat qui l'a achetée), c'était plutôt pour fêter la poursuite de mon contrat avec les fabuleux sites Dans Ma Tribu et Sous Notre Toit (d'autant plus fabuleux que j'y travaille, donc), puisque le merveilleux bébé de ma formidable remplacée (comment dit-on la personne qu'on remplace ?) est assez adorable pour qu'elle décide de passer un peu plus de temps avec lui. 

Ça m'enlève une belle épine du pied, en me délivrant du stress de devoir trouver un emploi rapidement.

Mais pas tout à fait quand même, car pour vivre un poil plus confortablement (sans maudire le chat quand il tombe malade et ruine notre mirifique avance de 15€ à la fin du mois) (true story), ce serait bien que je trouve un boulot complémentaire, que je puisse faire quelques heures, en l'échange de quelques deniers, je ne sais où. Oui voilà, je ne sais où, c'est bien là le problème.

Et puis, ça me fait bizarre. Tout en ayant suffisamment confiance en la mignonnitude du bébé de ma collègue (utilisons ce mot faute de mieux) ("collègue", pas "mignonnitude", qui est tout à fait correct, bien sûr) pour ne pas trop m'embêter à chercher (quoi, qui a dit que c'était par flemme ?), je me préparais quand même doucement, et même pas si doucement que ça, à partir. Les articles après le 7 octobre, dans mon esprit, ce n'étaient déjà plus les miens. Je rendais les clés, moi, avec le soulagement de ne pas avoir fait une trop grosse bourde durant le temps qui m'avait été imparti. Et soudain, wouhou, six mois de plus pour moi qui n'ai toujours été que précaire, ça me donne un peu le vertige ! 

Après, soyons réalistes. J'ai un boulot de rêve, que n'importe qui m'envierait. Combien ont, en effet, la chance de travailler de chez eux, en pyjama s'ils le souhaitent, l'oeil brumeux et le poil hirsute, pourquoi pas, en gardant le confort du salariat ? Combien ont la chance de ne pas avoir d'emploi du temps précis, de pouvoir dire oui à toute sortie parce que leurs heures peuvent tout aussi bien être faites le lendemain ? Combien ont la chance d'écrire toute la journée, d'échanger avec des personnes adorables, d'être dans l'équipe la plus cool du monde, et d'être payés pour ça ?

J'ai une petite fille que je vois souvent, du fait de ce boulot merveilleux. J'ai aussi une nounou fiable, à qui je peux la confier tous les jours quelques heures, pour travailler tranquillement et prendre du temps pour moi. J'ai un mari qui en fait énormément, pour compenser le fait que mon boulot de rêve m'absorbe complètement, au détriment du ménage, de la cuisine, de l'administratif, et de beaucoup de choses, en fait.

(Blagounette : "Ce n'est pas à cause de moi si Sous Notre Toit a la réputation d'être un repaire de végétariens -si si, on m'a dit ça-, parce que de toute façon, moi..." "... toi, tu ne cuisines pas." "Non, moi, je ne propose pas de recette. Mais c'est pas faux non plus.") (Je suis tellement fière quand je vois que Papa-chat, à qui j'ai tout appris, de l'épluchage des carottes à la cuisson de la ratatouille, cuisine seul à présent.) (Et un peu honteuse quand même.)

Alors, j'aimerais bien avoir la sécurité de l'emploi, être riche, et avoir (aussi) plus de temps pour mes loisirs. Mais je dois reconnaître que j'ai tendance à voir le verre à moitié vide. Je ne suis pas très douée pour le bonheur. Les gens heureux n'ont pas d'histoire et moi, j'aime bien raconter la mienne.

Finalement, deux ans après notre mariage, notre vie, c'est un peu comme une sitcom. Avec des personnages attachants, vaguement déjantés, qui galèrent un peu (sinon il n'y a pas d'intrigue), mais qui sont en fait bien heureux de s'avoir, d'être ensemble, et qui peuvent se permettre de rire de tout.

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Vi vi, il manque Arya. Mais qui prenait la photo, à votre avis ? 
(c'est pas ma meilleure photo... mais ce n'est pas non plus la meilleure photo de Papa-Chat... et encore moins celle de Choupie... en fait, y'a que Bulle qu'est bien... mais tellement bien !) (non non, c'est pas le bazar chez moi...)