Avant de terminer ma phrase (ah ah, suspense !), je voulais combler de mots le gouffre qui sépare la date de mon dernier article et celle de celui-ci.

Oui, je sais, c'est nul les explications pratiques, ça n'apporte rien au débat, ça gâche un article. Oui mais moi, je n'écris pas pour être publiée par un éditeur de renom, gagner le Goncourt ou produire un best-seller. J'écris pour vous (pour moi aussi, j'avoue, mais pas uniquement), et j'estime que je vous dois des explications. Même si ça gâche l'article.

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(Cette photo a déjà deux mois, mais comme rien ne ressemble plus à une photo de ventre qu'une autre photo de ventre...)

Ces derniers temps, dans ma vie, il y a eu beaucoup de galères. Nos voitures nous ont gentiment lâchés l'une après l'autre après l'une après l'autre, nous obligeant à en racheter une et avalant au passage une bonne partie de nos économies. Et puis, j'ai traversé une phase de grosses remises en question, que l'on pourrait carrément appeler phase de grosse déprime. Qui suis-je, où vais-je, dans quelle étagère, à quoi sers-je, qui est Serge, et tout le tintouin. Bref, je n'étais pas au top de ma forme.

Et j'ai remonté la pente. Assez rapidement, en fait. Je ne sais pas, l'esprit de Noël peut-être. Et des surprises super gentilles des chroniqueuses de Dans Ma Tribu, qui m'ont tenu le coeur bien au chaud tout au long du mois de décembre. Mais c'était trop tard : j'avais cassé mon (confortable) rythme de publication, et ça a été assez difficile de remonter en selle.

Alors le voilà, mon mea culpa : oui, j'ai déserté et, chers lecteurs, même si je suis persuadée que vous avez tous très bien survécu sans moi, je m'en excuse. Pour me faire pardonner, je vous donne des nouvelles du bébé en formation (ça attendrit toujours, les mini bébés, non ?).

Bébé a réussi haut la main son examen de deuxième trimestre. Tous ses organes formés et au bon endroit, un petit coeur qui bat très bien, un foetus bien dynamique. (Mais ça, je n'en doutais pas, puisque je le sens à présent très souvent faire la java dans mon ventre et me donner des coups à à peu près tous les endroits qu'il lui est possible d'atteindre.) Pas de kyste ou autre mauvaise blague comme nous avait fait Choupie. Cette fois-ci, nous sommes dispensés d'échographie de contrôle à la maternité.

Mon ventre grossit de façon exponentielle, mes soeurs me disent que j'attends un veau, ma sage-femme lève les yeux au ciel parce que ma prise de poids donne le tournis, mais bébé est en bas des courbes, comme sa grande (pas si grande, justement) soeur. Cela soulage un peu la culpabilité que je ressentais envers Choupie, pour qui je n'ai pris que sept kilos faute de réussir à manger correctement, et qui est née en en pesant moins de trois. Finalement, ce n'était peut-être pas de ma faute, peut-être que je fais juste des petits bébés (mon intimité me dit merci). 

Je n'ai toujours aucun réel désagrément de grossesse. Bien sûr, je me sens souvent lourde (et je le suis !), mais ça va. On pourrait croire que dix kilos pris en cinq mois, ça vous change la vie, mais en réalité pas tant que ça. J'ai aussi parfois des coups de fatigue, mais rien qui ne soit franchement handicapant. Quelques petites insomnies qui commencent à poindre, mais qui restent gérables. D'un point de vue anatomique (chez moi cette fois-ci), tout est bien comme il doit être (vous avez vu cette façon subtile que j'ai de vous parler de mon intérieur ?).

Je fais une entrée sereine dans mon sixième mois, en me demandant comment le temps a pu passer si vite. Le mois prochain, je commence déjà mes cours de préparation à la naissance (un peu en avance, certes, mais je préférais qu'ils s'étalent dans le temps) avec ma sage-femme libérale, qui passe le relais pour mon suivi mensuel à l'hôpital où je vais accoucher (c'est la procédure normale, même si j'aurais volontiers continué à éviter l'hôpital).

Enfin, l'échographie du deuxième trimestre, vous le savez, c'est celle où l'on peut connaître (avec certitude) le sexe du petit être qui se cache dans notre ventre. Comme pour Choupie, nous ne souhaitions pas avoir la surprise : savoir le sexe nous permet de mieux nous projeter, d'avoir l'impression de connaître un peu mieux ce colocataire mystérieux. Et comme je ne suis pas vraiment douée pour garder les secrets (les miens, hein : ceux des autres, je me débrouille !), il est temps je crois de terminer la phrase commencée dans le titre et de tourner une page linguistique de ce blog.

22 semaines, quand le il... devient un elle.

Sur ce, je vous souhaite, évidemment, de très belles fêtes de fin d'année ⭐✨